L’esprit d’entreprise en Wallonie et en Belgique

1-. Un manque d’esprit d’entreprise…  ?

Dire que nos dirigeants sont à côté de la plaque en matière d’esprit d’entreprise est une évidence reflétée par les chiffres. Pour 2012, en Belgique le nombre de créations d’entreprises atteignait le chiffres faramineux de 72.121… soit une diminution de 10,6% sur un an.

Le nombre de faillite lui suit une trajectoire opposée puisqu’il atteint le chiffre de 11.000 pour 2012.

Le prétexte avancé selon cet article de la Libre que : «  la culture d’entreprise n’est pas assez ancrée dans les esprits et les formations« .

L’esprit d’entreprise.. (devrait plutôt être une culture d’entreprise) ne vient que de l’exemple et de la rationalité économique et non d’un dirigisme politique stupide. S’il venait de là, l’URSS avec ses plans quinquénaux serait aujourd’hui la principale puissance économique au monde !!

En matière d’e-business alors que toutes les régions d’Europe sont en croissance, selon le dernier baromètre Internet réalisé désormais au niveau européen par E-mail Brokers et diffusé par Digimedia « la Wallonie est à la traîne du pays avec 1.976 sites Internet mis en ligne pour 4.319 retirés de la Toile »

 

2-. L’exemple :

Si vous connaissez dans votre entourage des personnes qui ont entrepris et qui ont connu la réussite, certains d’entres vous auront envie de tenter leur chance.

C’est le miracle qui était vendu dans certains pays. Crée ton entreprise, travaille dur et tu as toutes les chances de devenir riche… prends exemple sur un tel ou tel autre.

A contrario si les entrepreneurs que vous connaissez vivent dans des conditions difficiles, se plaignent du contexte (fiscalité, coût du travail de leurs employés), se cassent la figure… il est évident que vous n’aurez aucune envie d’embarquer dans une telle galère… ou vous ferez en sorte de créer votre entreprise sous des cieux plus cléments.

3-. L’espérance de gain

Si les conditions économiques ..et surtout fiscales font que le risque est démesuré par rapport au gain potentiel, l’entrepreneur renoncera. C’est très bien expliqué par Denis Payre

 

4-. La rationalité économique

Nos dirigeants et principalement le ministre de tutelle ont continué à appliquer des textes qui ont montré leur inutilité… ou pis encore leur pouvoir de nuisance. Sous couvert d’aides aux entrepreneurs, notamment au niveau de l’ebusiness, ils ont mis en place une véritable usine à gaz qui est nuisible au développement de la région wallonne. Je vous propose de regarder ces aides sous un angle double : ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas.

Vous constaterez que ce dernier aspect montre que ces aides… sont profitables à quelques-uns mais que bien sur pas à l’objectif déclaré : le développement de la région.

4.1. Créations d’emplois

Ce que l’on voit.

Ce sont toutes ces personnes engagées/payées pour distribuer des aides ou pour sélectionner des … comités de sélection.

Il est dommage de constater que l’argent public soit dilapidé pour sur-communiquer autour de ce fameux esprit d’entreprise. Notez que cela fait le bonheur des personnes engagées pour cette communication publique, des agences qui créent les sites web à la pelle et des imprimeurs et graphistes qui réalisent tous les supports matériels. Parfois leurs entreprises vivent essentiellement uniquement de ces « marchés publics ».

L’engagement des personnes faisant fonctionner ces structures prête aussi sujet à questionnement. Sur quels critères ont été engagées ces personnes ? copinages, politiques ou objectifs (bon on est en Wallonie ;) ne rêvons pas).

Ce que l’on ne voit pas

Le déficit de création d’entreprises engendré par ce système dirigiste… occasionne un déficit net de création d’emplois. Chaque entreprise qui n’a pas vu le jour ou qui est née en dehors de nos frontières fait que ce sont des emplois qui ne se sont pas créés.

4.2. Aides distribuées

Ce que l’on voit.

Ce sont les entreprises qui sont passées à travers les filtres constitués de comités d’experts et qui ont obtenu des aides. La région Wallonne se vante des montants distribués chaque année pour les aides aux entreprises ou créateurs d’entreprises.

 

Ce que l’on ne voit pas.

Ce sont toutes les personnes qui auraient voulu entreprendre et qui ont été rejetées par le filtre des aides publiques, ce qui est inéquitable et décourageant.

Il faut vraiment avoir l’esprit très dirigiste pour croire que des « experts », quels qu’ils soient, sauront, mieux que le marché, les projets qui peuvent rencontrer le succès .. ou pas. (on attend impatiemment que ces experts créent des entreprises puisqu’ils savent faire le tri).

A l’inverse d’un capital risqueur, qui a lui même été entrepreneur, les « experts » n’investissent pas leur argent dans les projets qu’ils sélectionnent. Cela peut donner lieu à toutes sortes d’abus… que ce soit des inimitiés envers un tel qui se verrait refuser une aide ou une amitié envers un autre qui se verrait obtenir une aide.

Pour info, tout projet web basé sur des revenus publicitaires est d’office exclu… ne pensez donc pas à créer le nouveau Google ou Facebook en région Wallonne… on préfère les attirer (Google) à coup de millions d’€ quand ils sont déjà des géants.

4.3. Créations d’entreprises

Ce que l’on voit

Ce sont les trop rares réussites mises en avant pas les organismes publics ou para publics qui peuvent communiquer sur leur raison d’être en disant.. .regardez, grâce à nous des entreprises se créent… sous entendu… continuez à nous abreuver de tunes pour que nous engagions une ribambelle d’improductifs qui parleront d’esprit d’entreprise et distilleront les fonds publics.

Il est très probable que ceux qui ont réussi leur création d’entreprise grâce aux aides… auraient réussi de toute manière. Dans le cas contraire, la logique sous jacente serait que  ce sont des activités non rentables et qu’il ne valait pas la peine d’y injecter des fonds.

Ce que l’on ne voit pas

Ce sont toutes les entreprises qui ne se sont pas créées ou qui se sont créées à l’étranger.

Quand vous créez une entreprise, vous investissez votre temps et votre argent. Le résultat est très incertain puisque sur la période 2000-2007 le taux de survie après 5 ans était de 75%. (notez que ce taux n’est plus publié par l’IWEPS depuis 2009… faut-il y voir des chiffres calamiteux peu à même d’être dévoilés ?).

Pour que vous ayez envie de concéder à un tel investissement, il faut que « le jeu en vaille la chandelle ». Quand on voit le contexte économique, la politique fiscale, l’évolution du coût du travail et surtout la façon dont l’entrepreneur est considéré (au mieux vache à lait, au pire voleur), il est évident que cela peut décourager bon nombre de créateurs potentiels.

Les plus volontaires ont un choix qui n’est plus binaire : je crée/je ne crée pas, mais ont la possibilité de créer leur entreprise dans des régions où les cieux sont plus cléments. Le contexte économique et politique font que la concurrence entre les états/régions est de plus en plus grande pour attirer les entrepreneurs.

Les plus cyniques essaieront de prendre les aides qui leur sont accessibles en Belgique et s’en iront gaiement ensuite.

4.4. Allocation des fonds

Ce que l’on voit

La région wallonne octroie des aides, primes et subsides et, comme nous l’avons vu, communique largement à ce propos. Elle fait croire que le pouvoir exécutif met en place des actions visant à favoriser la création d’entreprise.

Ce que l’on ne voit pas

C’est que tout cet argent dépensé pour ces comités et autres employés ne sont pas utilisés utilement pour les entrepreneurs potentiels.

Les frais de fonctionnement et la communication autour des actions vient grever le budget disponible. De plus comme nous le verrons plus bas, les mécanismes mis en place favorisent, non pas les créateurs mais, ceux qui savent en profiter.

4.5. Concurrence déloyale

Ce que l’on voit

Cela fait très sérieux que le pouvoir exécutif donne des agréments pour que les candidats entrepreneurs ne tombent pas sur des charlatans.

Ce que l’on ne voit pas

Des comités de sélections existent aussi pour donner des agréments selon des critères qui, comme pour l’octroi des aides aux candidats entrepreneurs, peuvent être sujet à la subjectivité… et donc aux copinages ou inimitiés.

Cette « sélection » instaure de fait une concurrence déloyale entre les acteurs. Celui qui obtient un agrément sur des critères laissés à la libre appréciation de fonctionnaires, d’enseignants, de représentants de ministres ou d’employés d’organismes … financés par des fonds publics (belle brochette d’entrepreneurs) obtient un avantage concurrentiel décisif par rapport à celui qui n’a pas eu envie de rentrer dans ce système ou s’est vu refuser l’agrément.

Pourtant, aussi bien celui qui a obtenu l’agrément que celui qui ne l’a pas obtenu sont soumis aux mêmes contraintes légales et aux mêmes impôts. A moins d’avoir un accès à la profession réglementé sur base de diplômes ou d’examens objectifs, il n’existe aucune justification morale à ce système.

4.6. Orientation vers les mauvais choix

Ce que l’on voit

Grâce aux aides et primes ebusiness des entreprises ou indépendants voient la moitié des coûts de développement de leur site ebusiness remboursé par la région wallone ou l’Awex.

Le commun des mortels peut se dire que c’est une aide non négligeable qui rend plus accessible la mise en place d’un site… ce qui est un passage de plus en plus obligé pour toute activité économique qui veut se développer voire survivre.

Ce que l’on ne voit pas

De plus en plus des solutions en SAAS (software as a service) se développent. Le recours à ces solutions (shopify, prestabox, wizishop) rendent accessible la mise en place d’un site transactionnel sans devoir débourser des milliers d’€. L’entrepreneur ne doit, via ces solutions, que débourser quelques dizaines d’€ par mois.Sachant qu’une difficulté majeure est de trouver du capital pour investir dans un site. C’est une solution qui est souvent préférable à un investissement de plusieurs milliers d’€… même en en obtenant le remboursement de 50%.
L’argument des primes devient un argument commercial pour les agences vu qu’elles rendent la facture plus légère.
Cette prime ne bénéficie pas aux entrepreneurs qui veulent faire du business online mais aux agences qui développent des sites ou plus généralement configurent des CMS (content management System).

4.7. Incitation à la malhonnêteté

Ce que l’on voit

La facture établie pour un site Internet par une agence. Facture qui semble correspondre à une prestation équivalente.

Ce que l’on ne voit pas

Le mécanisme d’aide de la région wallonne prévoit le remboursement de 50% du prix de la mise en ligne d’un site ebusiness avec les minima et maxima suivants :

« La prime de la Région wallonne correspond à 50 % des dépenses consenties par l’entreprise pour réaliser son site, à condition que ces dépenses atteignent au moins 5 000 euros. Le montant total de la prime est toutefois plafonné à 15 000 euros. »

Un rapide calcul vous montrera la stupidité d’un tel système.

Imaginons, une PME pour qui l’usage du CMS Prestashop soit opportun. Il convient donc de mettre en ligne et de configurer une boutique tournant avec Prestashop. Le prix de cette prestation varie selon les besoins.

Imaginons que le prestataire établisse un devis sur 3.500€. Avec ce prix, le site ne rentre pas dans les conditions d’octroi de la prime puisque les dépenses minimales doivent atteindre 5.000€. Que faire ? Il ne faut pas être devin pour deviner que le prestataire et le client vont trouver avantage à établir un devis de 5.000€. Le prestataire va empocher 5.000€ au lieu de 3.500€ tandis que le client va payer 5.000 et récupérer 2.500, ce qui fait un prix de revient de 2.500€… et donc une économie de 1.000 € par rapport au devis initial.

 

5-. Conclusions :

Le capital est une ressource rare et il est important d’optimiser son allocation. C’est comme cela que l’on développe de nouveaux biens et services et augmente les richesses créées.

La Wallonie via le Hainaut a pu bénéficier des fonds structurels européens octroyés aux régions en retard de développement. Au lieu d’optimiser l’usage de ces fonds, le gouvernement wallon a préféré en mettre place des systèmes qui volontairement ou non profitent à quelques uns.

J-C Marcourt, le ministre de l’économie donc voici le CV  connait mal les entrepreneurs. Vous remarquerez que depuis 20 ans, ce monsieur navigue de cabinet en cabinet avant de devenir lui-même ministre. (dont les cabinets Mathot et Van Cau !!!).

On en revient à l’éternel mal wallon  (le dirigisme le clientèlisme) remarquablement résumé dans cette vidéo de Milton Friedman.

Chercher des Avis d’internautes pour acheter

1-. L’importance des avis en ligne

Quand vous voulez acheter un produit ou un service, de plus en plus, le réflexe est de faire des rechercher pour obtenir des commentaires ou des feedback d’utilisateurs.

Chacun a dans l’esprit que si une personne dans la même situation que nous est satisfaite du produit, cela augmente les probabilités que nous soyons aussi content de notre achat.

Avant de voir fleurir les possibilités laissées sur Internet de commenter ou juger ce que l’on consomme ne ligne, nous devions faire confiance aux revues pros ou tout simplement aux vendeurs. Aujourd’hui, l’entreprise, l’e-commerce et même le commerçant traditionnel doivent se soucier de cet élément puissant dans le comportement d’achat de leur clients potentiels.

2-. Etude sur les avis pour produits électroniques

Une étude réalisée sur un échantillon de 2004 adultes américains et portant sur l’achat de produits électroniques dégage 5 éléments importants.

a. La diversité des sources d’opinions

Les consommateurs cherchent des avis selon des canaux différents.

Ils ont recours à des opinions offline et online dans leur processus décisionnel. La recherche d’avis sur Internet arrivant largement en tête des démarches.

recherche-avis-internet

 

b. Les avis positifs sont le 3ème critère d’achat

Directement derrière le prix et les caractéristiques du produit, les avis de pairs apparaissent déterminant dans 71 % des cas pour décider d’un achat

influence-decision-achat

c. Les commentaires des pairs sont préférés aux  analyses de pro

Le graphiques précédent montre aussi que les critiques de professionnels sont bien moins valorisées que les avis d’autres consommateurs.

Cela diffère toutefois selon le type de produit dont l’achat est envisagé.

opinion-consommateurs-enligne

 

Il semble que plus le produit est complexe, plus le recours aux critiques de spécialistes est important.

d. Les acheteurs trient les avis

L’étude montre que les acheteurs sont conscient de la question des faux avis qui sont postés soit pour mettre en avant un produit soit pour nuire à un concurrent. Ils pondèrent donc les avis selon certains critères. Le caractère raisonnable et la rédaction de l’avis étant des paramètres importants.

criteres-opinions-consommateurs

e. La popularité du site a un impact sur la confiance accordée

Enfin, la popularité du site sur lequel est laissé l’avis rentre aussi en compte pour sa valeur.

Sans surprise, c’est donc les avis laissé sur Amazon qui sont le plus digne de confiance.

confiance-avis

 3-. Conclusions

L’importance des avis d’amis, de pairs exprimés sur des sites, des réseaux sociaux ou dans la vie réelle est plus que jamais un élément déterminant de l’achat. La simple raison est que le consommateur a CONFIANCE dans ces avis.
Les entreprises devraient encourager leurs clients à poster des opinions. C’est un élément important à intégrer dans la stratégie globale. C’est malheureusement encore trop souvent délaissé.

Les experts en médias sociaux

Avant propos

Avant de commencer, je voudrais faire un petit test avec vous.

Pourriez-vous citer vos trois meilleurs experts en médias sociaux francophones sur la toile. Je publierai les noms les plus cités ;) lundi 14 janvier

 

1-. Qu’est-ce qu’un expert ?

Quand on emploie un terme, il est important de préalablement se mettre d’accord sur sa signification, je vous propose donc de faire un tour de diverses définitions/explications et de l’étymologie du mot :

  • Définitions

Linternaute nous donne comme définition :  » Personne spécialisée dans un domaine et chargée de juger, d’apprécier. »

Wikipédia nous dit sur sa page sur le terme expert que : « L’expert n’est pas simplement celui qui sait, sur un champ délimité de savoir. Son expérience reconnue lui permet d’apporter une réponse argumentée à une demande d’expertise. Il faut le différencier du savant et aussi du spécialiste. »

La page dédiée au terme spécialiste nous renvoie la définition suivante : « Un spécialiste est une personne qui a des connaissances théoriques ou pratiques poussées dans une ou plusieurs disciplines précises. »

  • Etymologie

Selon le CNRTL, l’étymologie latine du mot est :  »expertus « éprouvé, qui a fait ses preuves », part. passé de experiri « éprouver, faire l’essai, tenter de réaliser » »

Il ressort donc qu’un expert est quelqu’un qui, grâce à son expérience, a acquis des connaissances spécifiques lui permettant de juger ou d’apprécier.
Dans le langage courant, la notion d’expert est parfois étendue à la notion de spécialiste puisque les experts tels que l’on peut les rencontrer ont (ou devraient avoir) des connaissances théoriques et pratiques sur la thématique qui nous occupe, les médias sociaux.

2-. Cas des médias sociaux, l’outil se confond avec le domaine d’expertise

Les social media experts ont ceci de particulier que leur activité sur la toile nous permet, au moins partiellement, de voir s’ils parviennent à appliquer leur (prétendue ou réelle) expertise à leur propre situation. Il est, en effet, logique que les experts en médias sociaux utilisent les médias sociaux comme vitrine.

Leur attitude vaut bien plus que n’importe quel discours. Grâce à cette attitude, nous pouvons essayer de dégager le bon grain de l’ivraie. Voici donc un classement en catégories des différents profils d’experts.

3-. Les types d’experts en médias sociaux

  • l’expert laggard
Vous connaissez probablement la Bell Curve qui représente le cycle d’adoption des innovations. Voici une représentation de la courbe :
 Diffusion-des-Innovations

L’expérience étant un élément central de la définition de l’expert. Si vous rencontrez un expert prétendu qui a créé un profil sur, par exemple, Twitter en 2011 ou 2012, il appartient donc à la Late Majority. Il parait difficilement crédible qu’il soit une référence dans son domaine puisqu’une action aussi simple que l’inscription a été  faite tardivement. Il est aussi douteux qu’il ait pu acquérir une quelconque expérience. Ce constat vaut bien sur pour tous les médias sociaux Mainstream !

Il arrive régulièrement de rencontrer ce type de profils pour des experts ou même des agences qui indiquent dans leur bio des termes tels que passionné  (depuis 2 semaines) des médias sociaux  ou expert en médias sociaux.

Ce genre de profil est tellement caricatural qu’il est très facile de les identifier.

  • le chipoteur

L’habit ne fait pas le moine… il en va de même pour la présence sur Internet de ces experts.  Le chipoteur a plus d’expertise que le laggard mais il utilise des moyens « techniques » pour habiller sa présence sur les médias sociaux afin de faire croire qu’il émarge à la catégorie des experts reconnus.
A priori, cela pourrait être un avantage de connaître et savoir utiliser ces moyens moins orthodoxes car il pourrait les mettre au service de ses clients. Mais c’est une démarche risquée :

  1. Le danger de faire appel à un tel expert est que vous courrez le risque que cet « expert » puisse vous enfumer grâce aux astuces qu’il connait. En général, ces pratiques permettent de récolter des followers et d’améliorer certaines statistiques du compte. Mais au niveau de l’engagement  avec ces followers, le résultat est assez incertain.
  2. Quelle est la frontière entre les divers moyens utilisés ? Le risque de franchir une ligne rouge est plus grand.

Comment fait-il pour se donner de la crédibilité ? Il utilise des pratiques ayant pour but exclusif de faire augmenter le nombre de ses followers sur twitter :

  1. Il pratique le Massive follow/unfollow (Il va le gérer manuellement ou via un outil tel que Tweetadder).
  2. Il va carrément procéder à l’achat de followers ou de fans.
Il peut arriver que Tweetadder ait fait l’objet d’un test ponctuel ou soit utilisé pour une raison particulière. Son usage ne fait pas automatiquement de l’expert un chipoteur mais cela doit attirer votre attention. Si la personne poste du contenu  de qualité, les followers arrivent naturellement. Il n’est nul besoin de faire appel à ces artifices (Ex : Avoir plus de followers).

Il est possible que le chipoteur ait des compétences et une expertise réelles. Dans ce cas, il est dommage qu’il se discrédite à essayer d’améliorer l’image qu’il donne en utilisant des pratiques discutables.

  • celui qui veut vous plumer

Ils vont utiliser en partie les mêmes outils que le chipoteur mais leur but n’est pas de vendre de la consultance ou du conseil mais plutôt des formations ou des ebooks. J’en parle au pluriel car le fait de se regrouper les renforcent et leur permet de se faire valoir les uns les autres. Ils vont étendre leur réseau en ayant un recours massif à l’affiliation pour vendre leur camelote. Ils font miroiter que grâce à leurs formations ou ebooks vous allez devenir riche en travaillant de chez vous 3 heures par semaine.

Pour débusquer les douteux, il suffit de ne pas croire au Père Noël.

  • l’expert connu et reconnu

A contrario du laggard, l’expert  reconnu peut se prévaloir d’une présence  de plusieurs années sur les médias sociaux mainstream. Il fait partie des early adopters voire des innovators quand une nouvelle plateforme apparait.
En sus de sa présence sur ces plateformes, l’expert reconnu est quelqu’un qui produit ou a produit régulièrement du contenu. Deux des outils de publication de contenu préférés des experts sont les Blogs et Slideshare.
Leur production sont attendues et lues par bon nombre de professionnels du secteur. Dès qu’ils publient une présentation ou une billet, cela fait l’objet de nombreux partages et donc de nombreuses vues.

  • Le top expert

Quand on parle des médias sociaux et plus généralement du web dans le monde francophone, seuls quelques noms reviennent parmi eux, vous retrouverez presque toujours Loic Lemeur. Personne ne peut raisonnablement douter qu’il réponde à la définition d’expert telle que citée en début de billet. Il n’est pas utile de vérifier l’expertise de telles personnalités dans le domaine.

 

4-. Comment reconnaître un expert douteux

Avant de vous donner les pistes pour essayer de reconnaître un expert qui ne l’est peut être pas, je vous invite à lire ce billet qui reprend 10 questions à poser.

  • Les chiffres des comptes sur Twitter, LinkedIn et Slideshare

Vous avez directement à disposition les informations chiffrées directement accessibles :

  1. Le nombre de followers sur Twitter + le ratio followings/followers
  2. Le nombre de relations sur LinkedIn
  3. Le nombre de vues sur les documents slideshare
Si ces critères ne sont pas gages d’expertise à eux seuls, il semble indispensable que les compteurs atteignent un seuil minimal afin d’être crédible.
  • Liste d’outils

twtrland

Ce service va vous donner (entre autre) les informations suivantes :

  1. La date d’inscription sur Twitter
  2. Le nombre de RT’s par 100 tweets
  3. Les tweets les plus fameux
  4. La répartition de l’activité sur Twitter entre les liens postés, les replies, les RT,…

twittercounter
Cet outil va permettre de suivre l’évolution du nombre de followers d’un compte … mais aussi  le nombre de followings. Cela va vous aider à débusquer aisément ceux qui pratiquent l’achat de followers.
Si vous voyez une hausse brutale du nombre de followers sans que ce soit lié à un fait d’actualité précis. Il est probable que la cause soit un achat. C’est comme cela que le candidat républicain Mitt Romney s’est fait repérer.

romney-twitter

Cela va aussi nous amener à identifier ceux qui pratique de façon peu discrète le massive following. Sachez que cette pratique est, je trouve, assez répandue.
Voilà deux exemples de membres de la twittosphère francophone qui ne vont pas de main morte avec cette pratique.
twittercounter-unfollow
massive-unfollow
Pour comprendre l’intérêt de suivre l’évolution du nombre de followings. Il faut étudier le petit jeu auquel s’adonne ces « experts ». Ils viennent suivre votre compte, uniquement dans le but que vous les suiviez en retour (avouez que pour quelqu’un qui est passionné de SOCIAL média, c’est là une attitude peu sociale ;) ). Malheureusement pour eux, tout le monde ne les followe back pas !

Pour garder un ratio Followers/Followings avantageux (plus de followers que de followings) et pour continuer leur petit jeu (twitter limite le nombre de comptes que l’on peu suivre à 2.000 ou à 110% du nombre des followers), ils unfollowent tout aussi massivement que ce qu’ils ont followé.

L’outil vous permet aussi de comparer l’évolution des followings et followers sur le même graphique. En version gratuite, vous avez accès aux données des 3 derniers mois. Si les followings augmentent régulièrement sur une période à un rythme plus élevé que les followers, il est probable que le compte pratique le massive following durant ce laps de temps.

Notez que certains se servent de l’outil avec plus de discrétion, il devient alors nettement plus difficile de les identifier.

Deux autres outils peuvent être utiles pour Twitter. Ils analysent la qualité des followers. Cela peut donner une information complémentaire en cas de doute.

logo_new_hires

Le service va donner la répartition en pourcentage des followers en les classant en trois catégories.

Exemples :
un membre connu de la twittosphère francophone

follower-test

Mitt Romney

analyser-followers

 

TwitterAudit

Le service va séparer en 2 les followers : les reals et les fakes.

Ces deux services vont vous permettre de débusquer ceux sur qui vous avez des doutes quant à l’achat de followers où la proportion de comptes Fakes ou inactifs sera grande comme c’est le cas pour Romney !

Alexa

Alexa vous permet, entre autre, d’obtenir comme informations :
Le traffic rank et le nombre de « Sites Linking In ».

Si votre expert a un blog.. et qu’il draine peu de traffic dessus … cela peut signifier qu’il markete mal son blog (alors que pour ce genre de blog la source N°1 de traffic devrait être les médias sociaux) et/ou qu’il rédige du contenu qui n’intéresse que peu de monde.
Je vous invite toutefois à prendre un peu de recul par rapport à ce critère. L’expert peut rédiger ailleurs, sur des sites reconnus. votre expert a pu avoir un blog mais il est dans l’ordre des choses qu’à partir d’une certaine notoriété, le temps manque pour la rédaction d’articles.

Dans les deux cas, ce n’est pas vraiment rassurant quant à l’expertise de l’expert.

ebuzzing-classement

Ebuzzing réalise, chaque mois, un classement des « meilleurs » blogs selon une thématique. Les blogs parlant du social media appartiennent, en général, à la catégorie marketing. C’est un classement au mois le mois, il convient donc d’être prudent vu la période prise en compte. Ce n’est donc pas un critère excluant car un blog peu avoir périodiquement son activité réduite.  Etre dans le top 20 ebuzzing voire un peu plus loin montre un intérêt certain pour la production de l’expert.
Attention toutefois qu’un contenu populaire n’est pas toujours un contenu de qualité. Un blog qui partage des infographies ou des études présente un contenu demandant moins de capacités cognitives qu’une analyse de cas.

google

Bien évidemment, vous pouvez aussi la réputation online de votre expert en le Googlant. C’est d’ailleurs probablement la première chose à faire. Cela vous permettra de vérifier si trois mois plus tôt cet expert n’était pas vendeur de tapis :D

5-. Un cas pratique

Laurent Bourrelly, expert très connu en SEO nous a livré un exemple d’analyse quant à l’expertise d’une personne/agence active dans le même domaine que lui.

Il a utilisé divers outils dont l’un ou l’autre présenté ci-dessus en plus de Google. Vous conviendrez que le regard vis à vis de la personne mise en cause change après un tel article sur un expert SEO.

6-. Conclusion

Savoir reconnaître un expert peut être important quand vous êtes à la recherche d’une agence ou d’un accompagnement ou simple d’une source d’information.

Comme dans tous les métiers, il faut de tout pour faire un monde, il n’est pas facile de trouver à qui s’adresser. En scrutant la présence online de certains experts ou comptes d’agences, vous pourrez réaliser un premier tri.

Faites aussi confiance dans votre perception et dans l’analyse de l’attitude plus difficilement quantifiable.

Ces outils présentent des chiffres utiles. Ces chiffres doivent évidemment passer par votre analyse personnelle. Il convient aussi d’être observateur afin de détecter des éléments qui ne ressortent pas forcément dans un outil quantitatif.

source image à la une

Engagement de vos Fans sur Facebook #infographie

Susciter les réactions de vos fans est un des éléments clés du community management d’une page Facebook.

En complément de ma présentation Comment créer de l’engagement sur votre page Facebook, une infographie résume certaines trucs et actions à essayer/appliquer.

En résumé :

  • Les photos reçoivent 39% d’interactions en plus
  • Certaines émotions génèrent plus d’engagement que d’autres (l’ajout de :D = 138% d’interaction en plus)
  • Les posts de moins de 80 caractères génèrent un engagement supérieur de 23%
  • Demander aux fans de légender ou de liker accroit de 48% les interactions
  • Demander de partager engendre 7 fois plus de partages
  • … la suite dans l’infographie

facebook-engagement-page

 

via

PME : 10 raisons pour être sur les médias sociaux

Bon nombre de responsables de PME se demandent si les médias sociaux sont des outils adaptés pour leur communication.Les médias et réseaux sociaux ne sont, à l’évidence, pas une mode passagère mais les supports du changement dans la manière dont les humains communiquent entres eux. Plusieurs centaines de millions de personnes se connectent chaque jour à Facebook et la majorité de ces connexions se font via un terminal portable.

Voici une liste de 10 raisons qui font que la plupart voire toutes les  entreprises, aussi bien petites que grandes peuvent tirer profit d’une présence sur le web social.

1-. Créer des liens et développer l’affectif

Différentes étapes mènent le consommateur vers l’action (achat). L’attitude est scindée en trois phases : Le cognitif; L’affectif et Le conatif

Le tableau, reprenant les trois modèles : AIDA, Colley et Lavidge et Steiner :

hierarchie-des-effets-et-aida

Les médias sociaux et à fortiori les réseaux sociaux permettent une communication bi-directionnelle. Les entrepreneurs ont donc la possibilité de créer des liens privilégiés avec leurs clients. Ils sont à même de s’adresser à eux individuellement, de les remercier, de les récompenser.

Ce serait une grave erreur de croire qu’il suffise que vos produits soient connus pour que les ventes augmentent. La phase affective des modèles présentés ci-dessus est intermédiaire indispensable avant l’achat.

2-. Avoir des retours utilisateurs et des suggestions

Deux chiffres pour introduire cet aspect :

  • Seulement 4 % des clients mécontents se manifestent
  • 91 % des clients mécontents ne reviennent jamais

Les réseaux sociaux ont augmenté la proximité et facilité la communication entre les  marques et leurs clients. Les critiques, positives et surtout négatives, sont autant d’opportunités d’amélioration de vos produits ou services. Plutôt que de vous quitter définitivement suite à une mauvaise expérience, le client déçu peut, dorénavant, se manifester sur vos présences sociales, le plus souvent votre page Facebook ou votre compte Twitter.

Savoir comprendre la déception,  éventuellement réparer le dysfonctionnement et tirer parti des remarques émises pour améliorer votre offre commerciale sont des éléments importants pour le développement de toute entreprise.
Ayez à l’esprit qu’un client mécontent en parle négativement à 12 personnes. Un client ayant connu un problème pris en compte, suivi et résolu dans les temps en parle, très positivement, à 20 personnes.

Les critiques ne sont pas les seuls retours que vous pouvez obtenir. Personne d’autre n’est mieux placé que l’utilisateur d’un produit pour énoncer les développement futur qu’il voudrait voir être mis en place. Ces insights sont particulièrement précieux car vous avez la possibilité de prendre en compte ces remarques pour orienter votre future offre commerciale.

3-. Bénéficier de la viralité des réseaux sociaux

Quand une personne parle d’une entreprise ou d’une marque à 20 autres, il est peu probable que l’information soit ensuite relayée. Sur les réseaux sociaux, la visibilité des commentaires par rapport aux marques prend une ampleur que d’autres moyens ne permettent pas.

Les belges ont en moyenne 162 amis sur Facebook. Ils sont les recordmans du genre.

Cela implique que quand une personne relate une expérience avec une marque sur son compte Facebook, la portée est sensiblement plus grande que via les supports de communication traditionnels comme le bouche à oreille.

4-. Développer le ‘Earned Media’

earned media

Le earned média est définit comme étant : un message, à propos d’une entreprise, circulant entre consommateurs suite à une expérience avec la marque.

La présence sur les réseaux sociaux vous permet de faciliter et inciter les conversations à propos de votre entreprise ou de vos produits. Etonner, amuser, organiser des concours, questionner, offrir des avantages sont autant de pratiques, non exhaustives, qui incitent les socionautes à partager des informations à propos de votre marque ou entreprise.

5-. Gagner en réactivité

Nous sommes entré dans une ère de la communication immédiate. Précédemment, quand nous contactions les entreprises, il était concevable d’attendre un délai pouvant aller jusqu’à la semaine pour obtenir une réponse. Aujourd’hui, vos clients veulent des réponses dans la journée voire moins.

Les réseaux sociaux permettent, pour un certains nombres de thématiques, de répondre rapidement ou d’orienter vers la forme de communication adaptée à la situation. Les habitudes évoluent et, de plus en plus nombreux sont les internautes à utiliser de nouveaux moyens de communication.

Si l’email et le téléphone restent privilégiés, une évolution croissante de l’usage de Facebook et Twitter est constatée.

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6-. Générer des leads pour un coût moindre

Selon  l’entreprise Hubspot spécialisée dans l’Inbound marketing et donc l’usage des médias sociaux, le coût par contact utile est nettement inférieur en utilisant les médias sociaux que les outils traditionnels de communication. La différence est notable puisque le coût d’acquisition est divisé par un facteur de 2,5.

Les budgets communications des entreprises et plus encore des PME sont limités. Il est primordial d’utiliser ces budgets de la façon la plus efficace possible afin d’en tirer le meilleur Retour Sur Investissement.

7-. Démontrer votre expertise

Que ce soit via un blog d’entreprise, via les liens que vous pouvez partager sur Scoop.it, Facebook ou sur Twitter ou encore grâce aux  questions auxquelles vous répondrez, une présence sur le web social vous permet de mettre en avant votre expertise.

Toute relation commerciale repose sur la confiance. Vos actions ou interactions sur les médias sociaux sont autant d’occasions de générer de la confiance grâce vos connaissances et votre savoir faire.

La rédaction d’articles de blog ou l’envoi de photos de vos oeuvres, pour ceux qui ont la chance d’avoir une activité visuelle, sont essentiels. Une complémentarité existe avec l’Earned Media et la viralité car si vos productions suscitent l’intérêt, elles seront partagées sur les différentes plateformes.

8-. Eviter de laisser le champ à vos concurrents

Les consommateurs prennent l’habitude de se renseigner sur Internet AVANT de réaliser un achat. Dans le même esprit, progressivement les annuaires téléphoniques sont moins utilisés au profit des moteurs de recherche.

D’une part, en votre absence, vous laissez le champ totalement libre à vos concurrents pour engager et répondre aux demandes que font de plus en plus les Internautes avant l’acte d’achat.

D’autre part, vous courrez le risque que certains acteurs moins bien intentionnés ne se fassent passer pour vous et qu’il existe une méprise entre vous et vos concurrents. Comme mesure préventive, il est impératif de créer vos comptes sur les principales plateformes afin d’éviter cette situation.

9-. Améliorer votre référencement et votre e-reputation

Multiplier (raisonnablement) vos présences en ligne et favoriser les partages de vos contenus sont deux démarches qui vous permettent d’être mieux positionnés dans les moteurs de recherche.

Les réseaux et médias sociaux sont, dans la plupart des cas, des sites très importants et très bien classés dans Google, entre autre. Détenir des comptes sur ces sites vous donne l’opportunité d’apparaître mieux et plus souvent dans les recherches vous concernant ou concernant votre secteur d’activité.

10-. Améliorer  votre e-reputation

Si je devais résumé le concept d’e-réputation en une phrase simple, je dirais : « C’est ce que Google dit de vous ! ».

Par corollaire à ce qui vient d’être développé, pour gérer votre e-réputation, vous devez maîtriser le plus grand nombre possible de  liens vous concernant apparaissant sur la première page des résultats de recherches à votre propos dans Google.

La présence sur les médias sociaux vous permet d’atteindre cet objectif. Quand vous faites du Name Googling (le fait de taper son nom dans le moteur de recherche de Google) sur le nom de votre entreprise ou le nom du chef d’entreprise, vous pouvez obtenir des liens sur la première page de résultats correspondant à votre site Internet, votre blog d’entreprise, votre page Facebook, votre compte Google, votre profil LinkedIn,… et toute autre présence que vous aurez pris soin de développer. Cela laisse peu de place à du contenu négatif, vous en conviendrez !

Conclusion

La révolution que constitue les médias sociaux n’est pas un épiphénomène. Le rapport de l’individu à l’entreprise a changé. La plupart des entreprises doivent se poser la question d’y développer leur présence, et ce même votre carnet de commande est  plein ou si êtes-vous satisfait de vos moyens de communication actuel.

La simple prudence commande de prévoir développer une présence. Cela demande une implication personnelle, mais n’est-ce pas le cas dans tout ce que vous faites pour votre entreprise ?

 

Facebook : près de 50% des utilisateurs intéressés par un moteur de recherche

Une enquête intéressante nous fait apparaître différente info auprès d’un public de plus de 750 utilisateurs de Facebook de 18-29 ans.

1-. Les chiffres

a. Augmentation du nombre des pubs

Plus de 55% ont remarqué une augmentation du nombre des pubs présente sur Facebook depuis 6 mois.

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Les utilisateurs de la plateformes sont susceptibles de saturer s’ils venaient à considérer que le nombre de publicités venait à nuire à leurs usages. Je vous invite à lire mon billet précédent à ce propos :  Avec ses pubs, Facebook se tire une balle dans le pied … ou pas ?

Ce qui est intéressant, c’est que les pubs ne sont pas perçues comme étant plus ou moins pertinentes par les utilisateurs. (Il aurait fallu pour être complet que l’étude pose la question de l’intérêt vis à vis des pubs affichées).

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b. Près de la moitié des personnes interrogées se connectent via mobile plusieurs fois par jour

 

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C’est aussi mon cas… cela devient en fait un réflexe de se connecter à Twitter ou Facebook… Si les chiffres paraissent intéressants, la question que l’on peut se poser est : que valent ces connexions qui sont probablement souvent très brèves et sont faites tout en accomplissant une autre activité ?

c. Les promoted posts pour personnes n’intéressent.. quasi personne

Les promoted posts marchent plutôt bien pour les pages qui veulent augmenter la visibilité de leurs actualités. Il semblerait que seule une minorité serait prête à payer pour augmenter sa visilibité. Clément a trouvé des idées pour payer pour un statut personnel … mais je reste un peu sceptique quand les utilisateurs vont devoir encoder leur N° de carte de crédit.

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d. Près de la moitié des utilisateurs sont intéressé par un moteur de recherche Facebook

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2-. Commentaires

  • Très peu des jeunes utilisateurs soient réceptifs puisque plus de 80 % ne veulent pas débourser le moindre cent.
  • Les utilisateurs ont remarqué l’augmentation du nombre des pubs sans que leur pertinence n’augmente. Facebook doit être prudent afin de ne pas inonder l’utilisateur.
  • Cela devient vraiment un TOC de se connecter à Facebook dès que l’on est 30 secondes à ne rien faire… la durée de ces connexions est probablement très brève.
  • La piste intéressante serait que Facebook crée un Google killer (ce qui va probablement arriver). Il est indéniable que le géant est mieux placé que certaine expérience telle CUIL et que dès son introduction, une masse importante d’internaute feraient des essais. Le match Google Facebook prendrait encore une dimension supplémentaire. Se poserait aussi bien sur, surtout vu la réputation de Facebook, la question de l’usage des données. Utiliseriez-vous un moteur de recherche Facebook ?

 

source

Avec ses pubs, Facebook se tire une balle dans le pied … ou pas ?

1-. Le cercle vicieux vertueux de Facebook

Depuis l’entrée en bourse et le flop de la chute de l’action, c’est le branle bas de combat chez Facebook. Un seul mot d’ordre… faire rendre du cash et encore du cash via la pub.

A chaque tour de roue tout a été pensé pour faire passer à la caisse les malheureuses entreprises qui rêveraient encore de visibilité « gratuite » sur Facebook.

  • Facebook ADS

Premier pas indispensable : vous démarrez une page, vous n’avez donc évidemment pas encore de Fans. Qu’à cela ne tienne chez Facebook, on vous aide à vous délester de quelques euros par-ci et quelques euros par-là à en acquérir.

Grâce à ses options de ciblage, Facebook vous permet d’atteindre des prospects de façon très précise. Vous pourrez ainsi acquérir vos premiers fans. Vous poursuivez votre campagne jusqu’à atteindre une masse critique suffisante.

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  • Sponsored Stories

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Grâce à la masse critique, vous allez pouvoir repasser à la caisse utiliser les « Sponsored Stories ».

C’est la potion magique de la pub sur Facebook, vous incluez du social dans la pub. Des membres du réseau social voient, grâce à ces sponsored stories, que leurs amis ont liké votre page ou un autre de vos contenus. Il est inévitable que votre page intéressera un certain nombre d’entre eux… et que votre nombre de fans augmentera sensiblement. Vous faites vraiment une bonne affaire. Grâce à ce format publicitaire, le taux de clics augmente, le coût de vos annonces diminue et le cout d’acquisition d’un fan baisse sensiblement.

Grâce à Facebook vous pensez donc, à ce stade que moyennant quelques centaines d’euros, vous êtes à la tête d’une page qui va vous permettre de communiquer avec … votre communauté. Vous allez partager gaiement des photos, utiliser la fonction question, organiser des concours et que tous vos efforts pour animer votre page vont … enfin vous rapporter.

  • Promoted Posts

C’est sans compter sur Facecashmachine. Ce serait trop facile si vous ne deviez  payer QUE pour acquérir les fans. Comment faire pour que vous passiez à chaque fois à la caisse ? La réponse est simple : vous avez des fans, c’est très bien mais  vos fans vous  oublieront bien vite. Facebook a décidé de ne montrer vos publications qu’à, en moyenne, 16% des fans de pages.

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Mais si, ce faisant, Facebook a trouvé le moyen de vous empoisonner la vie, il a aussi mis au point l’antidote. Cela s’appelle les « Promoted Posts ». Cette fonction est tout simplement diabolique… pour chaque post dont vous voulez augmenter la visibilité, vous allonger quelques euros ou dizaines d’euros et votre post sera vu de presque tous vos fans mais aussi, si vous choisissez l’option, des amis de vos fans.

2-. User centric ou Money centric ?

La plupart d’entre vous savent que, via l’EDGE RANK, dans leur fil Facebook n’apparaissent que les choses que Facebook juge intéressantes de vous montrer.

Il y a deux catégories de choses « intéressantes » :

  • les promoted posts pour remplir les poches de Facebook (Facebook inclut dorénavant des actualités sponsorisées dans le fil d’actu)
  • l’actualité « organique » de vos amis ou pages que vous aimez et que Facebook a sélectionné.

Si Facebook a, en partie, dévoilé comment fonctionne son algorithme, il est évident que celui-ci évolue et contient des éléments non connus.

De plus en plus de gestionnaire de pages et divers articles, comme celui d’Isabelle (Le Reach est-il en Baisse ? Facebook a-t-il Modifié son Algorithme ?), semblent avoir constaté une baisse du nombre de personne atteinte par une publication. Si vous avez investi dans une page… il ne vous reste qu’une possibilité… récupérer votre visibilité via les promoted posts.

Le discours officiel de Facebook est le suivant :

« L’objectif est de permettre aux utilisateurs de voir les publications qui pourraient le plus les intéresser et avec lesquelles ils sont les plus susceptibles de s’engager. »

Mais quand quelqu’un se plaint d’une baisse de visibilité, on découvre ce qu’il y a derrière :

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3-. Expérience utilisateur pourrie

Cela a-t-il une influence sur l’utilisateur lambda ?

Sur le site version ordinateur… :

  • je suis contraint de regarder plus le ticker que mon fil si je veux voir ce que font tous mes amis. Pourquoi est-ce Facebook qui trie pour moi alors grâce aux options qu’il propose, je peux choisir de cacher ou pas les différents types de publication de chacun de mes amis ? Sans doute certains utilisateurs n(ont-ils pas envie d’organiser leur compte… mais il y en a d’autres à qui ce filtre imposé ne convient pas du tout !
  • Facebook est bien gentil avec ses scores d’affinité mais je peux vous affirmer une chose, en ce qui me concerne il se plante vraiment. Il me cache pas mal de choses que j’aurais voulu voir et vice versa.
  • De plus, il transforme mon fil en une morne plaine.  Le 6ème posts affiché est vieux de 17 minutes !!  Est-ce l’habitude de Twitter ? Je l’ignore mais je m’attends à plus d’activité sur mon fil … là cette limitation m’ennuie.

Sur l’application iphone… :

vous avez droit non pas à une, ni à deux mais bien à trois actualités sponsorisées qui s’affichent. J’ai enfin compris pourquoi l’utilité d’un écran plus grand se fait ressentir puisqu’en l’état actuel des choses, il est possible de n’avoir un écran qui ne comporte que de la pub !!

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4-. Quid du ROI ?

Un jeu dangereux…

Au niveau des gestionnaires de pages, il est possible/probable/certain que plusieurs d’entres eux se lassent de fournir des efforts pour se créer une audience qui ne sera accessible qu’en payant.

FB oublie que ce qui a fait le succès des pages, c’est la facilité à en créer et leur gratuité.

Si le ROI des investissements publicitaires sur Facebook est moins bon que celui d’autres canaux. Il est possible/probable que certains acteurs procèdent à une réallocation de leurs budgets.

5-. Faut-il se casser de Facebook ?

Ce sous titre en allusion au billet publié par Adrien sur MyCM : [Facebook] TPE/PME, tu casques ou tu te casses!?

Il ne faut pas se casser mais bien avoir en tête les implications d’une présence sur Facebook et adapter celle-ci selon les contraintes.

L’aspect Owned Media devient de plus en plus difficile à exploiter mais restent bien présents (et efficaces) les aspects Paid et Earned Media. Sachant cela, c’est à chaque marque de déterminer la stratégie à appliquer et les moyens à mettre en oeuvre.

6-. En conclusion

Facebook ne vaut que par son audience. 1 milliards d’utilisateurs et une introduction en bourse à 100 milliards USD. Les comptes sont vite fait chaque compte était valorisé à 100 $. Depuis la chute du titre, chaque compte vaut encore 50 $.

Il est capital pour Facebook de garder les comptes actifs et de continuer (même si le rythme se ralenti inévitablement) une certaine croissance. L’enjeu est donc de monayer l’audience sans lui déplaire. Le principal risque est donc de lasser ses utilisateurs en ne leur donnant pas accès à du contenu qui les intéresse et en les saturant de publicité.

Un autre risque : Facebook peut lasser les gestionnaires de pages qui trouveront qu’ils doivent passer un peu trop souvent à la caisse et qu’il existe d’autres moyens plus rentables d’utiliser les budgets comm.

Article en relation : Is Facebook killing its mobile user experience with ads?

 

Comment créer de l’engagement sur votre page Facebook ?

Après quelques éléments introductifs sur l’edge rank et la notion de taux d’engagement, je vous propose une série de trucs à essayer pour favoriser l’engagement sur votre page Facebook.

4 parties à la présentation :

  1. De quoi parle-t-on ?
  2. Des stats sur l’engagement
  3. Comment booster le taux d’engagement ?
  4. Quelques erreurs communes à éviter

 

Stratégie social média

Un billet pour partager une présentation sur la mise en place d’une stratégie « social média ».

Trop souvent, la réalité est de voir des pages Facebook qui s’ouvrent sans que les marques ou entreprises ne sachent elles-mêmes pourquoi.

Prendre le temps d’avoir une réflexion en amont est primordial :

Marketing Internet : 70 % des cadres ne savent pas utiliser les données

1-. Budgets digital marketing en hausse

Les budgets marketing évoluent et de nombreuses études mettent en évidence un transfert du offline vers le online. Selon l’étude de DataXu dont il est question dans ce billet, 32 % des personnes interrogées disent que les budgets ont été transfères pour plus de 50 % et 55 % rapportent un transfert de minimum 25 %.

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Les motivations principales de ce déplacement sont :

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2-. Les cadres sont positifs sur le potentiel

Une évolution notable en quelques mois (années), le scepticisme du départ est aujourd’hui dépassé. La plupart des cadres (90%)ont pris conscience du potentiel du marketing digital. L’attrait principal cité dans l’étude étant le coût d’acquisition réduit.

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3-. Du manque de mesure à un surplus de données

Si vous vous rappelez, il y a encore peu de temps (30 mois) une autre étude nous informait que seuls 16 % des entreprises mesuraient le ROI de leurs investissements sur les médias sociaux.

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Depuis lors, les choses ont bien évolué et la plupart des responsables marketing savent qu’ils doivent intégrer des KPI afin de mesurer l’atteinte des objectifs opérationnels.

Mais le paradoxe actuel est le « trop » d’informations récoltées avec les différents outils d’analytics ET de la difficulté d’en tirer parti. En effet, l’étude de DataXu met en évidence trois éléments qui sont autant d’obstacle à l’interprétation des données et la prise de décision en temps réel pouvant en découler.

Le manque d’outils :

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Le manque de capacités d’analyse :

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Ces deux éléments sont complétés avec un élément qui revient souvent.. le manque de moyens :

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4-. Les grandes conclusions de l’étude

  • Plus de 70 % des répondants ne savent pas tirer parti de la valeur des points de vue de leurs clients
  • Plus de 50 % des enquêtés rapportent que leurs entreprises ont des difficultés à analyser la grande quantité de données relatives à leur marketing digital.
  • Les marketers manquent des informations indispensables pour identifier quels investissements marketing ont générés les meilleurs ROI.
  • Les éléments identifiés comme limitant la création de points de vue à partir des données collectées sont : le manque de capactité analytique et les logiciels/technologies pour réaliser les analyses.
  • Le manque d’une plateforme permettant d’analyser l’ensembler des données multicanales est cité comme un obstacle à leurs efforts et au deployment de budgets supplémentaires.

5-. Ma conclusion

Cette étude est intéressante car elle montre une évolution. Si lors des balbutiements du social media marketing (même si il est question de façon plus large du marketing digital), la mesure était reléguée au second plan voire absolument pas prise en compte. Il apparait maintenant que c’est la quantité de données à traiter qui fait question.

 

Données de l’étude :

Marketing in the Digital Age : Entretiens qualitatifs menés par DataXu auprès de plus de 300 cadres entre octobre 2011 et Janvier 2012